Deux startups canadiennes s’unissent pour créer Lucy, une intelligence artificielle de la FinTech | BetaKit

Lucy, c’est le surnom du fossile Australopithecus afarensis, cousin du genre Homo, qui a prouvé que la marche bipède remonte à plus de 3 millions d’années et souvent référée comme notre plus vieil ancêtre. Lucy, c’est aussi le titre du dernier film de science-fiction de Luc Besson et le nom de son héroïne qui, après l’ingestion accidentelle d’une drogue fabriquée par la mafia coréenne, accède à sa totale capacité cérébrale, se métamorphosant en sa propre forme surhumaine.

Lucy, c’est maintenant le nom de la nouvelle intelligence artificielle de Thinking Capital, une entreprise montréalaise de FinTech dont la mission est d’aider les petites et moyennes entreprises à accéder à un prêt de façon rapide et efficace. Lucy serait la première en son genre en Amérique du Nord.

Lucy a été développée en collaboration avec Finn.ai, une entreprise de Vancouver qui crée des assistants bancaires virtuels alimentés par une intelligence artificielle. Il n’a suffi que de trois mois afin d’arriver à la première version de Lucy, un agent conversationnel ayant les capacités de répondre aux questions de base des propriétaires d’entreprises. Par exemple, elle peut les informer à savoir s’ils sont éligibles à un prêt et de quel montant, allant de 5000$ à 300 000$, ou encore les aider à en comprendre les modalités de remboursement. Pour les questions plus poussées auxquelles elle n’est pas – encore – en mesure de répondre, Lucy comprendra qu’il est temps de rediriger le client vers un membre du service à la clientèle.

« Lucy est capable de donner des réponses aux questions de base, ce qui permet aux propriétaires d’entreprises d’engager une conversation, précise Anthony Lipschitz, Chef de la stratégie chez Thinking Capital. Le but de Lucy n’est pas de remplacer l’être humain. Nous voulons élargir notre champ d’innovations, mais nous voyons encore l’utilité de parler à une personne humaine ».

Au fil du temps, Lucy sera cependant capable de répondre plus efficacement à des questions plus complexes et ses habilités croîtront en regard de l’analyse du type de questions auxquelles elle fait face.

Thinking Capital n’a pas encore une idée claire de l’épargne de temps et d’argent que permet une forme d’intelligence artificielle telle que Lucy. L’emphase est mise sur sa capacité à répondre rapidement et clairement aux clients, et ce, dans un style naturel et décontracté.

« Ce qui est réellement important, c’est qu’en tant que chef de file de la FinTech, nous continuons à inventer et à être avant-gardistes en matière de technologie », poursuit Anthony Lipschitz.

Depuis le 18 octobre dernier, un client peut donc communiquer avec Lucy 24/7 sur la plateforme Facebook Messenger de ses appareils mobiles. Thinking Capital travaille cependant à intégrer Lucy sur SMS et sur sa plateforme web afin que les client puissent aisément passer de l’une à l’autre, 52% de ceux-ci appliquant pour des prêts à partir d’appareils mobiles.

« De manière générale, on voit de plus en plus de ces agents conversationnels sur des plateformes de chat, que ce soit au niveau des industries du tourisme, du commerce de détail, etc. Le but premier est de servir les besoins du client sur les plateformes qu’il visite naturellement », conclut M. Lipschitz.